Comment comprenez-vous “être sage”?

Discussions au fil de l'eau sur la 530
james
Hulotte
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Ah, je me dois de nuancer ma réponse précédente... Si le corps judiciaire - ne parlons même pas de Justice, dont il ne fait qu'usurper le nom - n'a rien à voir avec la Vérité, ni de près ni de loin, en revanche le terme même de magistrat est intéressant. Pour peu que l'on remonte assez loin dans l'étymologie, bien sûr...
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Ancil
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De mon point de vue, règle et devise ce n'est pas du tout la même chose, n'oublions pas que c'est d'une abbaye dont on parle.

Il y a plusieurs éléments qui font penser à Rabelais, le quart livre (en parlant de moutons) et le cinquième livre (thèlème), les répétitions mon quatrième/cinquième/quatrième , l'inversion dans les numérotations des livres, et puis dans la 780, il y a ces "Où tu voudras" et où tu dois.

Ces deux "où" sont des lieux (dixit l'auteur), mais des lieux qui n'existent pas en 780. Et un lieu qui n'existe pas, ça porte un nom, ça s'appelle une utopie.

Alors très rapidement, dans cette fameuse abbaye, les pensionnaires de bonne famille qui sont assujettis à cette non moins fameuse règle du 'fais ce que voudras", ne font en réalité pas ce qu'ils veulent, ils font ce que la "volonté divine" leur commande de faire (musique, boire s'instruire etc..).

On peut tenter un rapprochement avec le jeu, puisque ce que Max ("volonté divine" :-)) nous fait faire au fil des énigmes, ce n'est ni plus ni moins qu'une suite de thèmes similaires (sauf qu'a part la tasse, on ne boit pas souvent).

La 780 oppose voudras à dois (au passage, on s'émeut plus facilement de la fausse rime en ache de la 530 que de celle de la 780 qui aurais pu (du) être devras) et cette opposition qui semble proposer un choix, n'en est pas forcément un, il est plutôt imposé et il suffit de demander à des chercheurs (ou de se le demander soi-même) "Où" réellement ils veulent (ou aurais voulu) aller.

Bref, cette 780 sent effectivement l'embrouille et à mon avis, on a suivi peu ou prou ce que Max voulait que l'on fasse au fil des énigmes. Mais voilà, en 520 le rappel de la règle retentit, et là, "on dois" réellement et c'est Seul (sans la volonté divine) qu'il faut se débrouiller, autrement dit retoquer des énigmes ? la 780 ? pour être en mesure de collecter ce qu'il manque une fois la zone obtenue ?

Voilà une partie de mon utopie et de ce que m'inspire cette fin de jeu. ;-))

:alatienne:
james
Hulotte
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" Fais ce que dois, advienne que pourra "

ça m'inspire bien, ça... ça me donnerait presque des idées de blog....

Pour ce qui est de l'utopie humaine à travers l'histoire, mmmh... comment dire...


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Don Luis
Hulotte
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Ancil, tu as raison de dire que dans une abbaye, on observe une règle. Mais pour moi, l'important est que l'on a deux formules qui sont similaires, même si l'une est à strictement parler une "règle" et l'autre à strictement parler une "devise". Après tout, une devise, c'est une règle de vie que l'on se donne. Bref; ces deux formules sont :

- Fais ce que voudras
- Fais ce que dois

Et l'on y retrouve les deux verbes de l'alternative de la 780 :

- Où tu voudras
- Mais où tu dois.

Bien mieux, la première formule est de Rabelais, qui est né à la Devinière, et la seconde de la famille des Cars, qui avait son château près de Châlus. On peut considérer (en tout cas je le fais) que le dernier vers de la 530 fait allusion à l'un (devin) et à l'autre (Car = phonétiquement Cars) :

CAR la Vérité, en vérité, ne sera pas affaire de DEVIN.

James, je n'ai pas dit (ou voulu dire) que la vérité était affaire de magistrat, mais que le mot "affaire" peut désigner une procédure judiciaire et évoquer donc un magistrat. (Si on veut faire intervenir la Vérité, alors il faut s'intéresser au film avec BB, mais c'est à mon avis une piste parasite).

Une fois ces hypothèses posées, on constate deux alignements (peut-être légèrement tangents) :
- Roncevaux1 - château des Cars ("dois") - Bourges1
- Devinière ("voudras") - Bourges2 - Roncevaux2

Et, pour moi en tout cas, c'est indéniablement une partie (je n'ai pas dit la totalité) de la VRAIE solution de la 780.
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james
Hulotte
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Fais ce que dois...

Je verrais bien un lien avec la 560 et la 520, dans la mesure où tirer le trait à ne pas regretter est la dernière chose à " faire " dans cette énigme, comme l'a souvent précisé Max, et que la 520 nous dit " car c'est la règle de cette partie cruelle, seul tu dois trouver où porter ta pelle. " Et ce d'autant plus aisément que ma zone se situe dans le prolongement de ce fameux trait. Enfin dans mon souvenir, vu que ça fait des années que j'ai tout jeté. Fais ce que dois, car c'est la règle... des Cars ! On pourrait aussi rajouter, toujours dans cette idée de rapprochement entre la 560 et la 520, sans dévier d'un pouce, autrement dit sans faire d'écart, le " faire des Cars "... qui viendra plus tard !
Don Luis
Hulotte
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Ce lien avec la 560 et la 520 me semble confirmé par l'IS :

AIE CONFIANCE EN L'AIGUILLE MAINTENANT MAIS SACHE QUE TU SERAS TRAHI PLUS TARD.

On a tendance à se dire que MAINTENANT = dans la 780, et PLUS TARD = 520. Mais PLUS TARD rappelle "NE T'ATTARDE PAS" de la 560, tandis que le mot MAINTENANT se trouve dans la 520.

Les deux impératifs de l'IS (AIE et SACHE) rappellent les impératifs qu'on trouve dans les devises et règles : FAIS ce que dois/ce que voudras. Et SERAS fait penser à VOUDRAS.

La 560 se termine par le verbe "faire" : CE QUE TU AS FAIT. Et la question se pose peut-être alors de savoir si on a fait "CE QUE DOIS" ou "CE QUE VOUDRAS".

Dans la 520, on se retrouve comme l'âne de Buridan :

MAINTENANT (aie confiance ?) que tu as dénoué tous les fils
Le DOUTE est le dernier supplice…
CAR (devise des Cars ???) c'est la REGLE (de l'abbaye de Thélème ?)
Seul TU DOIS (devise des Cars ???)
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james
Hulotte
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Don Luis a écrit :Dans la 520, on se retrouve comme l'âne de Buridan :

MAINTENANT (aie confiance ?) que tu as dénoué tous les fils
Le DOUTE est le dernier supplice…
CAR (devise des Cars ???) c'est la REGLE (de l'abbaye de Thélème ?)
Seul TU DOIS (devise des Cars ???)


Aucune utopie n'est viable, c'est rigoureusement impossible. Du moins, tant que la faute n'aura pas été réparée. Donc... fais ce que dois, répare la faute, ensuite tu pourras faire ce que voudras...
james
Hulotte
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L'âne de Buridan... n'était-ce point une ânesse, à l'origine ?

https://m.youtube.com/watch?v=RMWBriHwVrI
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Ancil
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Moi je crois qu'il faut prendre cette règle au pied de la lettre, comme elle a été imaginée par Rabelais et selon moi, adaptée pour le jeu. Dans ce cadre, le chercheur n'a pas le choix des armes (jusqu'à un certain point) et donc il ne fait pas ce qu'il veut, tout en croyant faire ce qu'il doit. Comment est-ce possible ?

La toute première manifestation de cette ambiguïté, de cette bizarrerie ou encore de cette embrouille, se rencontre entre la 780 et la 470 où il y a un changement de direction imposé (quelle que soit l'option retenue en 780) et alors même que l'on ne connaît pas la destination de la 470. Pour le coup, Il serait utopique de croire que ce changement de direction nous est imposé par la volonté divine, mais on n'a pas le choix, il faut saisir pourquoi et comment il s'est opéré, sinon on aura forcément des difficultés par la suite.
Modifié en dernier par Ancil le 28 nov. 2018 à 13:56, modifié 1 fois.
Don Luis
Hulotte
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Pour ma part, je pense qu'il ne faut pas aborder la question sous un angle plus ou moins "philosophique" (utopie), mais de manière purement ludique…


Au nombre des devises, je note :

- Nostra damus (Nous donnons ce qui est nôtre) qui aurait été la devise du célèbre Devin, et est encore celle de Salon-de-Provence.

- Dedi et dabo (j'ai donné et je donnerai) : devise du comte Dabo, personnage créé par Montherlant dans sa pièce "Le Maître de Santiago" (dabo est le futur de "do" : je donne, et Santiago est bien sûr Compostelle).


J'en profite pour dire qu'après ma longue absence de ce forum, ma boîte aux lettres est engorgée, ce qui m'empêche de lire les nouveaux messages. Il faudrait que je fasse le ménage. En attendant, ne m'en veuillez pas si je ne réponds pas.

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james
Hulotte
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Don Luis a écrit :Pour ma part, je pense qu'il ne faut pas aborder la question sous un angle plus ou moins "philosophique" (utopie), mais de manière purement ludique…


Bien sûr, oui, où avais-je la tête... J'oubliais qu'il ne s'agissait que d'un simple " petit bouquin d'énigmes "...
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Ancil
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Certainement, il n'y a rien de philosophique dans le jeu qui se rapporte à cette règle, juste une mise en scène avec une possible chute, prévue en fin de jeu. En tous cas c'est ce que m'inspire la 520.

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